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récit de combat

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    la compagnie noire Index du Forum -> Taverne -> (coin RP) Chronique de la compagnie noire
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Léanore
La compagnie noire

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MessagePosté le: Ven 15 Oct - 13:25 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Frapper d'estoc, juste au niveau du défaut de l'armure. Mouvement de torsion du poignet pour infliger une hémorragie à coup sûr, libérer la lame. Pas de côté. Sentir le courant d'air provoqué par le passage d'une masse d'arme.
Surtout garder ses appuis lorsque le pavois bloque le coup frontal. Briser la ligne d'attaque. Se fendre en avant dans l'espace dégagé.
 
Ma respiration reste marquée par l'effort mais mon cœur est léger, j'ai atteint l'état de Grâce, le Havre de plénitude qui ne peut être ressenti qu'en plein combat.
L'adrénaline a remplacé le sang, le temps tourne au ralentit. La mort attend au moindre faux pas, la danse des lames se répercute à l'infini, dans sa perfection martiale.
 
Charge de cavalier. Faire volte, frapper de taille, trancher au niveau du tendon. Hennissement de souffrance alors que la monture s'effondre avec le chevalier en armure. Se faire face, dans une mer houleuse d'acier, écumante de sang frais. Porter la première attaque alors que l'adversaire est encore sonné par sa chute. Casser le poignet, le relever lorsque la lame passe sous la garde, la botte est portée, incisive et efficace, désarmant l'adversaire.
Ce dernier n'aura pas même le temps d'afficher sa surprise que déjà il git, inerte dans une mare écarlate.
 
Ils sont nombreux mais ils sont mauvais. La sueur plaque mes cheveux contre mon front, colle ma chemise contre ma peau, brûlante et glacée. Qu'importe si je ne réalise pas que les nappes de brumes se lèvent, que la lumière faiblit. Qu'importe le gris du ciel qui annonce que l'hiver vient.
 
Saisir l'instant précis où jaillit la lame, parer l'attaque. Sentir la variation de poids contre le bouclier, le tranchant est plus fin, la pression plus légère. S'attendre à une seconde frappe. Elle viendra en traître, le mouvement de son bras masqué par mon propre pavois. Partant du bas pour passer sous la plaque qui protège le flanc. Je n'ai besoin que d'un pas mais déjà son élan me déséquilibre. Nous roulons sur le sol. 
 
Maintenir ses repères, repérer l'opposant. Il est vif, je réalise pourquoi alors qu'il gagne quelques précieuses secondes à se replacer, gracile. Torse nu, son sourire narquois reflète son assurance. Il est rapide, ses assauts testent mes défenses et mes réflexes. J'ai un mauvais pressentiment alors que petit à petit, il m'entraine à son propre jeu.
 
Tempes pulsantes, tête bourdonnante... il me faut gagner en vitesse, entailler la lanière de cuir qui maintient le bouclier à mon avant bras, devenu entrave à la maniabilité de l'épée.

Profiter de l'effet de surprise, lui lancer la pièce d'acier dans les jambes. Retenir la lame le temps de son saut. Faucher en plein vol. Sentir son corps accompagner la parabole d'argent fumé, se désarticuler à la réception. 

Chercher l'adversaire suivant. Se trouver au milieu d'un brouillard dense, fantomatique. L'air est humide, glacé.

Ma gorge est sèche, brûlante, douloureuse. Le silence pèse, lugubre et étouffant. Mes muscles tremblent, hurlent leur épuisement.

S'effondrer, se fondre parmis les morts, imiter leur impassibilité et attendre. 



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MessagePosté le: Ven 15 Oct - 13:25 (2010)    Sujet du message: Publicité

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corbeau
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MessagePosté le: Ven 15 Oct - 15:00 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Je propose un défi sur ce thème "récit de combat". Léanore nous a montré le combat d'un chevalier... que donnerait le combat des autres classes ?
Que tous les écrivaillons en veine d'inspiration nous  écrivent le récit d'un combat en fonction de sa classe. Et qu'un officier quelconque s'auto-désigne juge.

Rajoutez les textes successifs à la suite de celui-ci.
Et puis je crois qu'il n'est pas nécessaire de rajouter de commentaires sur ce texte : il est EXCELLENT !
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JB Chassignet


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Manawyddan
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MessagePosté le: Dim 17 Oct - 08:26 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Je suis totalement d'accord...
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Kirthgersen
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MessagePosté le: Lun 18 Oct - 08:55 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Je vais essayer mais c'est pas facile Wink

Suivre les chevalier, former le rang, un ennemi en vue, charger dessus, coup d'estoc , reconnaitre le point faible de l'ennemi, frapper un coup de hache dessus, voir gicler le sang.
Esquivez l'épée ennemi, frappez fort, la rage monte, crie de guerre, on devient incontrolable, on est passé en mode frenezie, frappez , frappez , frappez , voir les corps tomber.

Se replacer en rang, protéger le prêtre, se mettre en formation défensif, parer avec sa hache, rendre le coup à l'ennemi, encore du sang, du sang ... rage ...
Frenezie, passer sa double hache au dessus de sa tete en la faisant tourner, et finalement frapper tous les ennemis autour de soi.

Une tete qui roule, encore un ennemi de tombé, fendre le casque ennemi, encore un ennemi de tomber.

Regarder où est la prochaine cible, voir le carnage autour de soi, plus d'ennemi, s'accroupir, enlever le sang pour eviter la rouille sur la hache, prendre sa pierre d'affutage, et ré-aiguiser sa hache pour la prochaine mêlée.

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Arannel
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MessagePosté le: Lun 18 Oct - 13:00 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant


Disparaître, réapparaitre, les flèches sifflent à l'oreille de l'ennemi ainsi que les dagues de jet, une charge, une accélération brève mais intense, se retrouver derrière l'ennemi, l'enchainer sans qu'il puisse riposter, recommencer encore et encore. Une attaque de front, une gorge tranchée...Une attaque groupée , le maniement des ombres...un adversaire bloqué...une nouvelle attaque, esquivée !


Le ciel s'assombrit, un mur de flèches s'abat sur l'ennemi. Ils tombent, un par un sous le poids des assauts des éclaireurs. Ils se préparent a une nouvelle attaque pendant que les lignes de chevaliers se replacent pour les protéger...Les voleurs en profitent pour aiguiser leurs armes, les empoisonner et repartir dans l'ombre...


Moi je reste la, assis sur un corps sans vie, observant les deux armées de loin...Elles avancent,les chevaliers et guerriers sont portés par les galvanisations du chef de guerre, les éclaireurs décochent leurs flèches...et nous, les voleurs, nous tuons l'ennemi de l'intérieur...Avons nous notre place dans une guerre ?
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Manawyddan
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MessagePosté le: Mer 20 Oct - 09:39 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Si vous m'en jugez digne, je veux bien remplir le rôle délicat de "juge".

Hors concours, je vous propose un petit récit :


Le prêtre sent monter en lui l'appel... le multiple visage de Dieu ou des Dieux. Chaque parcelle de son être ressent sa présence. Toute vie est émanation divine, création d'une autre réalité, mystique et spirituelle. Il appelle à lui la force de sa croyance, entretenue, attisée par de longs moments d'ascèse sprirituelle.

Garant de la pérennité du groupe, de la vie de ses compagnons il est tout entier à sa tâche... Prévoyant, il lance tout d'abord tout sort qui pourrait permettre à ses compagnons de mieux résister aux assauts. Il s'agit ensuite de libérer la force de sa foi afin de pouvoir réaliser des "miracles".

Une lumière douce et fragile émane de ses mains, il la transmet aux autres et ainsi guérit toutes les blessures de leurs corps physiques. Si besoin est, il possède même le talent de rappeler à lui leurs âmes égarées, de les ramener dans leur "hôte" physique et qu'ils puissent ainsi repartir à l'assaut... il n'est toutefois qu'un intermédiaire, celui d'une volonté au-delà du monde terrestre, qui le dépasse et dont il est dépositaire...
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Léanore
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MessagePosté le: Jeu 21 Oct - 18:43 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

[Vote pour Mana et texte hors concours pour Ilyn dans sa version vraie druide]


Les combats ont déjà commencé et je suis à la traîne, c'est que... je n'étais pas prête moi !
Ces hommes ont un sens de la stratégie militaire qui m'échappe totalement...
Ces gens, devant, derrière, sur les côtés, caparaçonnés d'acier, vêtus de cuir ou de tissu damasquiné, semblent s'amuser diablement.

J'enlève mes ballerines, mes pieds nus foulant la terre meuble, dans les pas de mes prédécesseurs.
 
Petit à petit, je sens cette force à la fois étrangère et familière me gagner. Une énergie nouvelle qui ne demande qu'à être canalisée.
J'accorde ma personnalité à celle de mon environnement, je la désire fantasque, exubérante. Un pas chassé, un saut de biche, un mince sillon s'ouvre dans la terre, se propage jusqu'à ceux qui font face à mes amis. Le sol devient traître, déséquilibre un adversaire qui vient s'empaler sur une lame alliée.
 
Plus tard... plus tard seulement je réaliserai l'horreur de cette bataille, pour l'instant, le lierre s'accroit, entrave, se riant de ces hommes qui ne se méfient pas. Une arabesque, un entrechat, les camélias bourgeonnent, fleurissent, leur pistils dégageant un pollen régénérant. Paillettes d'or festives qui décorent les combattants.
Un déboulé, une cabriole, mon esprit se tend vers un fauve tapis dans les sous bois, l'enjoint à participer à la frénésie guerrière.


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corbeau
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MessagePosté le: Jeu 21 Oct - 20:47 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Il était suivi, c'était évident. Deux au moins, mais normalement ils étaient trois. La plaisanterie n'avait que trop duré. Il jouait avec un pomme chipée à un étal quelques rues auparavant, la faisant sauter négligemment en l'air. Il tourna à la première ruelle. Sitôt le coin passé, il accéléra pour se placer dans une ombre étriquée. Le premier poursuivant passa l'angle, suivi de près par son comparse. Dès qu'ils ne virent plus leur proie, ils se mirent aux aguets, s'attendant à affronter un déluge de lames. Une pomme roula aux pieds du chasseur le plus en retrait. Il baissa la tête et poussa un hoquet de surprise, qui fit se détourner son compagnon. Les deux moururent peu après, suffocants, une dague plantée au milieu du cou.
Il ne savait pas où était le troisième, mais il avait agi le plus rapidement possible, à l'instinct, avec les quelques avantages qu'il avait : une pomme et un angle de rue. Et un couteau planté dans l'épaule droite ! Il voulut hurler mais étouffa son cri.
 

La lame était partie d'en haut, le Suiveur était sur les toits. Vite ! Il fallait se plaquer contre le mur - réduction de l'angle de tir, difficulté accrue. Comment le faire descendre - tirer, pousser, agripper, attirer ? Plus loin il y avait une ruelle très étroite où les toits se touchaient presque - sécurité. Il courut aussi vite que possible, volant plus que courant. La ruelle salvatrice était proche, mais il n'y avait pas d'ombre pour se dissimuler, juste un pas de porte pour se cacher à moitié, même pour ceux qui avaient du talent. Une porte en bois, deux plus une ouvertures aux étages, deux merlons sur le mur en face.
Le stratagème marcha. Il eut juste le temps de panser sa blessure avec un bout d'étoffe arraché à son pourpoint, qu'une silhouette apparut au bout de la ruelle. Ni grande ni mince, bras assez court. La souplesse serait importante pour se mouvoir dans un espace aussi confiné ; la démarche quasi-féline de l'homme présageait une certaine difficulté. Une grande assurance, pourquoi ? La plaie à l'épaule était fraîche et pas chaude ; un poison, anesthésiant puis soporifique à terme ? bien / mal ? autre chose ?
L'autre précéda sa charge de l'envoi de deux dards. trop prévisible, étrange. Ses deux premières attaques furent directes et foudroyantes, il y mit tout le poids de son corps et celui de la course. Elles furent bloquées au prix de gros efforts en particulier du bras gauche qui le lançait maintenant très fort. Il avait survécu au choc et d'un grand bond en arrière rompit l'engagement.
 

Les deux adversaires se toisaient à quelques pas de distance.
Le sang coulait de sa blessure à l'épaule - bras faible, inutile de feinter il savait. Les deux merlons ? Son adversaire restait immobile ; il devinait un rictus méprisant sur son visage malgré le contre-jour. Le sol de la ruelle humide ? trop agile. L'autre esquissa un mouvement. Ruse - teste les réflexes, effets du poison, certainement ; un instant s'écoule et il réitère la manœuvre. Rien. Alors à contretemps il bondit, dagues au clair. le combat s'engagea. Les quatre lames bougeaient en permanence, formant un mur impénétrable d'où pointait de temps en temps une épine meurtrière. Tels des danseurs suivant une chorégraphie préétablie, ils se séparèrent de nouveau.
… pour mieux se lancer derechef dans leur danse funeste, comme appelés par le sang. Un chat feula en évitant un légume, une mauvaise feuille de chou tomba d'une des ouvertures, sur la joue du Suiveur comme il se jetait en l'air, dominant sa proie. Distrait par la feuille, il eut le réflexe de parer l'arme sénestre mais pas la dextre. L'étreinte froide de l'acier occulta les battements de son cœur mis à nu. Il tomba sur la terre glaciale que le soleil ne réchauffait plus.
 

Il avait eu le poignet cassé lors de la chute de son adversaire qui gisait dans son sang - trop lent à retirer la lame. Les cris des rats annonçaient la curée, puis la venue des chats, puis la venue des chiens, les derniers nettoyeurs des rues.
Il devait partir vite, il n'était pas certain de rivaliser avec un molosse s'il décidait que son repas était insuffisant. Mais sa tête tournait, il n'arrivait pas à se concentrer. Il devait atteindre la rue, un peu de lumière. Une fontaine pas très loin. Il le fallait. Malgré le sang qu'il avait sur lui.
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Manawyddan
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MessagePosté le: Ven 22 Oct - 08:10 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Magnifique prose pour vous deux... comme d'habitude...
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corbeau
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MessagePosté le: Lun 25 Oct - 14:36 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Du hors concours là aussi, c'est surtout pour répondre à Arannel quant au rôle de l'infanterie légère sur un champ de bataille.

Deux nuits que nous étions sur place, tapis dans ce maigre bosquet, à peine plus qu'un taillis surtout en ce milieu d'automne. Vingt guerrier discrets, courageux et rapides ; vingt plus leur lieutenant, moi. L'aube n'allait pas tarder, enfin.
Certains nous prennent pour des fous. Notre armure de cuir est beaucoup plus pratique que celles en fer, trop lourdes et incommodantes. Nos armes légères passent mieux les protections parce que nos frappes sont plus précises et comme nous ne sommes pas spécialisés dans un seul type d'arme, nous sommes polyvalents. Pour ma part je ne comprendrai jamais ceux qui s'acharnent à plonger au cœur de la mêlée. Je leur laisse la gloire du massacre et je garde ma grande probabilité de survie.
 

D'après notre capitaine, notre mission est de nous occuper des archers ennemis. L'avant-veille, nous avons tendu une embuscade à un chargement de flèches que nous avons brûlées. Aucune perte lors de cette opération. Tout hier fut consacré au harcèlement des bagages et des derniers renforts. Action peu efficace, mais il n'y a pas eu de pertes non plus et surtout, nous n'avons pas été repérés.
Nous connaissions l'emplacement du champ de bataille et nous nous sommes positionnés dans la partie la plus vallonnée, sur leur aile gauche. Devant nous, une petite colline qui dominera la mêlée avec juste un ruisseau à franchir. Ce sera facile d'aller cueillir les archers que les ennemis positionneront certainement là bas.
Malheureusement l'aurore nous montre que nous sommes à l'extrémité de l'armée ennemie et que sur la colline, ce sont des troupes de cavalerie légère qui se sont positionnées. Je décide alors d'aller voir le déploiement adverse d'un point haut situé non loin de là, mais dont l'accès est dangereux. Je laisse mes hommes en planque et je m'en vais, courant de couvert en couvert. Il faut que je fasse vite car je dois savoir s'il est préférable d'agir avant ou pendant la bataille et surtout comment intervenir ! Ce que je vois du champ de bataille me ravit et je retourne tranquillement auprès de mes hommes.
 

Je mène dix hommes et mon sergent dix autres. Mon groupe et moi rampons pour prendre les cavaliers à revers. Ils sont en ligne, sous le vent et regardent la bataille en cours. Le groupe du sergent est sur un autre versant de la colline, sur notre gauche, flanquant les cavaliers.
Mon groupe bondit sur les derniers cavaliers, plantant les dagues dans leurs reins. Nous ne nous arrêtons pas et courons entre les chevaux pour tailler leurs jarrets et parfois les cuisses de leur maître. Le temps que les cavaliers comprennent vaguement et fassent faire demi-tour à leur montures immobiles, leur moral est déjà ébranlé. Le groupe du sergent, trainant des bouts de bois et autres récipients attachés à une corde, fait un bruit d'enfer ressemblant à une cavalcade. S'en est trop pour ces cavaliers peu honorables qui s'enfuient en hurlant que l'aile gauche est débordée. Mon groupe accompagne le mouvement des chevaux tandis que le sergent les pourchasse en courant comme un fou.
Comme prévu les cavaliers se précipitent vers l'arrière du dispositif. Dans leur hâte à fuir, ils bousculent même l'extrémité de la ligne d'archer, créent une panique qui se propage à la moitié de l'unité. Le temps que l'officier essaie de rallier ses troupes, nous étions déjà en train de les tailler en pièces, rejoint par les hommes du sergent. L'effroi fut tel chez les archers que tous ceux de l'aile fuirent, aspirant avec eux les troupes de réserves peu expérimentées.
Nous regagnons alors la colline où se tenaient les cavaliers légers.
Notre action avait profondément déstabilisé l'aile gauche de l'ennemi et nos troupes ont pu l'enfoncer pour effectuer un mouvement tournant sur le centre. Nous nous sommes contentés par la suite de couvrir les flancs de cette manœuvre. Deux morts seulement à déplorer.
 

                                                                                *****************



Notre capitaine mercenaire fut convoqué par notre employeur à la nuit tombée. Il me rapporta ces paroles, qui nous concernaient
- " Ce ne sont pas eux qui ont remporté la victoire en boutant l'ennemi hors du champ de bataille. Pour cela je ne peux les convier au banquet d'honneur. En revanche, ils ont sauvé tellement de vies aujourd'hui, qu'ils méritent une récompense spéciale. J'ordonne qu'on ouvre mon harem à ces héros pendant toute la durée du banquet. Ainsi leur descendance sera élevée au rang des princes de sang, si leurs dieux le leur permettent."
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Lliandrill
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MessagePosté le: Lun 25 Oct - 15:32 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Okay

Bravo à tous.
_________________
Si j'avance, suivez-moi
Si je meurs, vengez-moi
Si je recule, tuez-moi.

Mon attaque n'est pas physique, je paralyse mes ennemis par ma beauté ^^

Lliandrill (Voleur 53 / Eclaireur 36)


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Gericko
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MessagePosté le: Sam 30 Oct - 01:49 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Salut la dedans, j'ai vu l'annonce sur le canal guilde pour ce topic et je voudrais y participer. Je vais donc laisser ma participation. J'espère être à la hauteur de vos attentes n'étant pas un grand érudit du RP !


Je suis guerrier/voleur pour info Smile
La fin du voyage 
 

Depuis peu la taverne de l'alambic attire de plus en plus de voyageurs. Qu'ils soient marchands ambulants, chasseurs de passages en route pour les hautes terres d'Ystra, dignitaires en voyage de courtoisie tous s'y arrêtent pour se restaurer ou pour des séjours plus longs.  
 

Cela fait quelques jours que j'ai elu domicile en ces lieux, je me suis prepare au mieux afin que la mise a mort soit rapide et violente. Je ne devrais lui laisser aucunes chances, il doit embrasser la mort des ce soir. Se sera la fin du voyage.  
 

Deux semaines de filatures ne doivent tomber à l'eau à cause d'une erreur de jugement. Je l'observe lui et ses gardes, je ne dois perdre aucuns détails de son emploi du temps. Le matin Vanessa la femme de chambre monte un déjeuner qu'elle pose sur le pas de sa porte bien gardé par ses deux ivrognes bien trop imbibés pour remarquer que je rode et surveille leurs moindres faits et gestes. Le poison pourrait faire l'affaire mais je suis peu versé dans cet art et je préfère lui réserver un sort bien plus atroce. Après s'être gavés, ils sortent lourdement protégés par leurs épaisses armures de plaque et prennent la direction de Cascadargent. Le moment serai mal choisi pour tenter quoi que se soit, je ne pourrai lutter face à trois hommes si bien équipés. Attendons soyons patients! Après plusieurs minutes de marche ils atteignent le village au centre de la foret. Là ils font affaire avec les marchands du village, taxes, impôts, obligations ainsi que répression. Belle affaire !  
 





Ils finissent la tournée par les petits camps de chasseurs de la région toujours à la recherche de biens à extirper afin de nourrir, enrichir, engrosser les pantouflards vaniteux de Varanas. Cela cessera bien assez tôt ! 
 

Vient alors le temps du retour vers l'auberge. Le soleil se couche lentement sur la vallée alors que les compères rentrent s'abriter, les besaces rassasiées des bienfaits de leurs basses besognes. L'heure approche ! La nuit est tombé ils sont là posant leurs meilleurs profils sur les chaises proche de l'âtre. Je les écoute projetant la suite des évènements. Les fermes de Sourçargent, malheureux travailleurs de la terre déjà bien éprouvés par les maladies, les animaux sauvages et les brigands. Leurs destins seront bientôt scellés ! Après avoir prit leurs repas, ils se lèvent, le chef de son coté monte comme chaque soir trainant sa carcasse alourdie par son armure a l'étage afin d'enfiler une robe de chambre se sentant bien en sécurité en ces lieux. Les deux gardes prennent place prêt de l'aubergiste et commande quelques choppes de ce liquide si précieux à leurs yeux. Pauvre Vanessa cible de leur railleries et bousculades. Encore quelques verres ! J'entends les pas lourds du gredin en chef à l'étage, un bruit de chaise trainée sur le sol se fait entendre. Ils sera mon ultime victime ! 
 
C'est le moment ! 
 

Mes mains sont moites, je sens comme un frisson parcourir mes entrailles. Mon regard se fixe sur mes cibles. Je me lève retirant mon capuchon, laissant tomber ma pèlerine au sol. Mon premier pas résonne comme un tambour de guerre dans la salle.  
 





Puis c'est l'exaltation, je lance une attaque surprise sur le pochtron de gauche me retrouvant comme instantanément à son niveau. Mes mains glisse sur les jambières, J'empoigne deux dagues. Il se lève, bouche baie. Se sera la première et dernière fois qu'il verra mon visage ! Je lève mes bras puis les laissant tomber lourdement mes lames s'enfoncent dans sa gorge. Mes poignets pivotent, un craquellement, une gerbe de sang échappe de sa bouche. Ma fureur grandie, il est temps de passer aux choses sérieuses. Son coéquipier appelle à l'aide. Il est paralysé par la peur, je retire une lame du corps encore debout devant moi puis la plante dans son œil afin de l'aveugler. Il vacille, pose son visage dans ses mains criant comme un animal à l'abattoire . Le sang coule entre ses doigts. Mes haches finiront le travail, son armure ne va plus poser problème a ce stade. J'enrage, une frénésie m'emporte dans un tourbillon dévastateur. Mes haches s'enfoncent l'une après l'autre dans son plastron laissant la plaque éventrée. L'ouverture est là, une taillade au niveau du ventre et sera la fin du voyage pour lui aussi ! C'est alors qu'une douleur vient troubler le bain de sang. Leur chef rameuté par les cris et les combats est dans les escaliers et ce dernier a lancé un poignard qui c'est planté dans mon avant bras. A son tour ! Je le regarde, il est sans défense. C'est fini ! Je suis là dans son ombre a ses cote dans l'escalier. Ma hache vient alors trancher son coup laissant son corps s'étaler et rouler au rez de chausse Ma hache planté dans le mur tel un étagère arborant le trophée de ma chasse est difficile à extirper. Mon passage laissera des traces !  
 









Après quelques instants, je reviens à la réalité, le silence, Heiger le mercenaire, Gatt et Natia les marchands sont là sous les tables me regardant. Le petit mineur c'est réfugié derrière le comptoir ne laissant que son chapeau tremblant dépassé. Je n'ai pas la force de terminer le carnage, le blessé mourra de toute façon sous peu de ses plaies et de l'hémorragie due a la perte de son œil. Il ne faisait de toute façon pas parti du contrat. 
 

Je dois maintenant disparaitre un fois de plus et m'empresser car la route est longue pour Varanas et mon prochain client n'attendra pas, la concurrence étant rude en ces temps ...  
 





Gericko #


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Amarand
Invité

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MessagePosté le: Ven 3 Déc - 10:16 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Le fardeau du Guerrier  


Ceux qui souffrent d’une image ternie et massacrée… Les Guerriers se sont perdus au fil du temps, de nos jours le frêle adolescent au crâne couvert d’un heaume ridicule, vêtu d’une cotte de maille trop longue pour lui et brandissant faussement fièrement un glaive en direction des cieux est lui aussi… Jugé guerrier.


Mais l’était t-il réellement ? Etait t-il au courant de sa destinée, le jour ou il s’est imposé comme guerrier et conquérant, connaissait t-il l’issu de la bataille ? Le jour où il a embrassé un front cinglant avec innocence ?


Jaugez cette vaste plaine souillée par des fleuves de sang, contemplez les centaines de cadavres qui la tapisse, apercevez-vous la dépouille de l’adolescent ? Bien sûr que vous la voyez, là étalée au sommet d’une pile de crâne, les orbites en train d’être picorées par les vautours, la bannière de l’ennemi logée dans sa cage thoracique.


Dans son cas, jeunesse et innocence vont de paire avec stupidité et inconscience, contemplez la mêlée, dégustez son trépas.


_ Le nouveau ! En première ligne !


Exprima avec puissance le commandant de la première ligne, le gringalet alla se posté à ses côtés, la dentition tremblante.


_ Plus haute que ça la lance ! Ou tu te fera piétiner comme la vulgaire tâche que tu es, au lieu de freiner et mettre à terre la cavalerie de l’ennemi !


Hôchant simplement du chef, le tout jeune redressa quelque peu sa lance, celle-ci se faisait bancale, instable… Le manque de force ? D’endurance ? Assurément.


La cavalerie adverse poursuivait son avancée, avant de se heurtée avec force, rage et disgrâce contre les lances et boucliers des premières lignes d’infanterie alliées.


Manquant d’être piétiné le jeune fut éjecté sur le côté, le commandant pris sa place se faisant heurté par un cheval en armure de plein fouet.


Le cadet resta là, au sol, bêtement, fixant les restes de la dépouille de son mentor, tétanisé, l’un de ses confrères para une lame qui semblait lui être destiné, occupé à assisté cette recrue, recrue incapable d’assuré les arrières de son protecteur, ce dernier mourut transpercé par deux flèche.

Vous connaissez déjà le destin de l’incompétent…


Nombreux sont ceux qui s’autoproclament Guerrier, mais être Guerrier ne signifie pas revenir du front avec une armure couverte de décorations, ou du sang de l’ennemi… C’est avant tout embrassé une philosophie… Une façon de pensé, un moyen de ressentir… Lorsque le Guerrier fait irruption dans une bataille… Il sait bien à l’avance qu’il n’en réchappera peut-être pas, mais qu’importes…
Ces femmes et hommes ne craignent pas de mourir sur le front, c’est même le plus grand des honneurs pour eux, au front, leurs craintes sont absentes, la tête est vidée de toutes songes et leur corps ne forme plus qu’un avec leurs armes, le guerrier n’est qu’un mort en sursis et ceux qui embrassent cette voie depuis leur naissance, le savent fort bien.


A ceux qui rêvent de brandir une épée, de s’imposés comme guerrier… N’oubliez pas ces quelques mots et n’oubliez pas l’adolescent pris pour exemple… Si les handicapés sont refusés au sein des armées, il devrait en être de même pour ceux qui embrassent une voie sans y connaître quoi que ce soit… Souvenez-vous qu’avant de mourir il entraîna deux guerriers dans sa chute.


En sommes… Être guerrier nécessite avant tout une gestion et connaissance de l’esprit prononcée.


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Enide
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MessagePosté le: Ven 3 Déc - 14:08 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Bon je tente pour le mage^^

Être mage c'est être patient.

Il faut savoir supporter ceux qui se raille de vous parce que vous êtes loin du combat.
Il faut également savoir se contraindre lorsque l' adrénaline vous fait perdre la tête et fait ressortir la bête qui est en vous.
C'est à ce moment là qu'il ne faut pas succomber à l'appel de la mêle.
Savoir rester a sa place.
Se battre mais protéger aussi.
Etre mage c'est savoir faire taire l'ennemi.
Parfois il doit savoir se mettre en danger aussi.
Se rapprocher sans craindre la mort.
Les guerriers et les chevaliers sont des pleutres!!!!
Ils se vantent de leur courage lorsqu'ils sont en mêle.
Laissez moi rire.
Ils n'ont pas foi en eux même mais en leurs casques et en leurs boucliers.
Lorsqu'un mage s'approche du combat, c'est au péril de sa vie.
Lorsqu'un mage s'avance pour immobiliser un ennemi c'est pour sauver des vies.
 

Etre mage c'est être guerrier et prêtre a la fois. C'est savoir se battre mais aussi protéger.

Enide
 


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Dolf
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MessagePosté le: Dim 5 Déc - 16:37 (2010)    Sujet du message: récit de combat Répondre en citant

Tous Excellent Bravo à vous tous Wink
_________________
Hortense le mage tout fou xD


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:30 (2018)    Sujet du message: récit de combat

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